Vigimark : bâtons et lacrymos pour les salariés
Coups de bâtons et gaz lacrymogènes : voilà comment ont été reçus les salariés de la société Vigimark Sûreté qui manifestaient, avec la CGT et SUD, mardi au siège de leur ex-employeur, la société Derichebourg Sûreté, dans le 12e arrondissement de Paris. Un charmant comité d’accueil formé par les vigiles de la société Lutèce Accueil Sécurité, spécialement appelée à la rescousse par Derichebourg afin de réceptionner dignement les manifestants qui tenteraient de s’introduire dans le siège. Résultat de la tentative d’occupation : des hématomes, dûs à des coups violents, l’hospitalisation d’un salarié. La rencontre direction-manifestants n’a pas eu lieu…
Derichebourg Sûreté avait, en février dernier, cédé à la société Vigimark Sûreté ses activités et ses employés pour la modeste somme d’un euro. Or la société Derichebourg perdait contrat après contrat lors de la cession et Vigimark et se trouve désormais en cessation de paiement, entraînant l’annonce d’une suppression de 227 emplois sur 670. Le délégué CGT Erick Bilinski estime que ce tour de passe-passe « est une façon d’externaliser le plan social de la part d’une société Derichebourg, désireuse de ne pas salir son nom ». Céder, même à vil prix, pour mieux licencier semble représenter la stratégie de la société Derichebourg. En effet, par la cession de sa branche sécurité à Vigimark, la société Derichebourg transfert aussi sa responsabilité et sa participation financière et morale dans la mise en oeuvre du plan de licenciements.
Auparavant, une centaine de salariés avaient, dans la matinée, manifesté dans le Terminal 2 de Roissy-Charles-de-Gaulle en déployant des banderoles : « ADP, arrêtez les appels d’offres qui précarisent nos emplois. » Aéroports de Paris (ADP) ainsi qu’Air France sont les principaux donneurs d’ordres et contribuent au transfert des salariés d’un sous-traitant à un autre. Les syndicats exigent donc qu’ils participent au financement des plans de départs. Face au silence et à l’hostilité de la direction de Derichebourg, les syndicalistes préparent d’autres initiatives pour obtenir des indemnités décentes aux 227 salariés touchés par les licenciements.
Mathilde Flauss
Bien entendu notre quotidien parle des luttes dénigre rarement voire pas du tout nos partenaires d'extrème gauche qui tente malgré tout de se faire un nom sur notre dos... Leur analyse est fiable et reste une réference nationale en terme d'analyse et d'exhaustivité sur le moyen voire le long terme...
Ca c'est du journal L.O. prends en de la graine...