RDV ce mercredi à 13 heure place Gambetta.
je me permet de diffuser l'appel de RESF que vous trouverez ci dessous. Il est quand même inconcevable que notre pays fasse fi des droits les plus élémentaires en toute impunité, je me demande même si légalment il n'y aurait pas un moyen de faire condamner cela par la cours européenne de justice.
Tout le monde devrait se sentir concerné car un jour le couperet ira plus loin et mesdames et messieurs les indifférents plus personne ne sera là pour vous défendre.
Alors réagissez.
6 mai 2009
Madame la députée, Monsieur le député,
Le sort dramatique d’enfants placés en rétention ou en zone d’attente, la situation effroyable des migrants à Calais, rapportés par la presse ces dernières semaines, ont soulevé une légitime indignation.
Hélas, les jeunes enfants et leurs parents sans papiers, les jeunes migrants ne sont pas seuls à être maltraités. Tout en continuant à dénoncer le mauvais sort fait aux enfants et aux familles, le Réseau Education sans frontières a initié ces dernières semaines une campagne nationale sur la situation des jeunes majeurs sans papiers. Il s’agit de jeunes gens qui, arrivés en France adolescents, y poursuivent leur scolarité mais à qui le droit au séjour est refusé à leur majorité.
Depuis quelques années, les lois réglementant l’entrée et le séjour des étrangers ont, vous le savez, restreint pour nombre d’entre eux, la possibilité d’obtenir un titre de séjour. A titre d’exemple, la durée exigée de présence continue sur le territoire français est passée de 3 à 5 ans, les conditions du regroupement familial ont été durcies, rendant quasiment impossible pour nombre de parents la venue légale de leurs enfants. Et bien d’autres dispositions.
« La loi doit changer !» réclament ces jeunes, scolarisés en France depuis plusieurs années, engagés dans des projets de formation qui se trouvent suspendus dans l’attente de ce titre, voire brutalement interrompus, lorsque les jeunes deviennent majeurs, et sans papiers.
Ils peuvent alors être interpellés, internés en Centre de rétention administrative (CRA) puis malgré les fortes mobilisations de leurs camarades, de leurs professeurs et de tous ceux que leur sort indigne, expulsés au premier contrôle vers des pays où ils n’ont parfois plus ni attaches ni famille. Leur vie est insupportable : pas de projet, pas de rêves, la peur au ventre au quotidien.
La loi doit changer ! Nombre d’entre vous, interpellés sur le cas de l’un d’entre eux, et convaincus que lui refuser le séjour était choquant, voire révoltant, sont intervenus pour obtenir d’un préfet ou du ministre une décision favorable.
Avec eux, et pour l’ensemble d’entre eux, nous demandons que la loi change ! Nous attendons aussi du (de la) parlementaire que vous êtes, que vous agissiez pour que la loi change.
Le 13 mai aura lieu une journée nationale d’action sur le thème « Jeunesse sans papiers, jeunesse volée, la loi doit changer ». Elle sera marquée par diverses actions et rassemblements en régions.
A Paris, à 14 heures au métro Varenne, un attroupement revendicatif et festif aura lieu à proximité du ministère de l’Identité nationale.
Nous invitons tous les parlementaires et les personnalités qui le pourront à rejoindre les jeunes pour les connaître, leur témoigner l’amitié et la solidarité de fractions importantes de la société dans laquelle ils vivent.
Les artistes Clarika et Cali ont accordé leur parrainage à cette campagne à laquelle s’associent de nombreuses organisations dont les premiers signataires figurent sur le tract d’appel.
Nous espérons votre soutien et, dans toute la mesure du possible, votre présence lors de cette manifestation.
Le parlement a, sur ces questions, une responsabilité déterminante.
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations humanistes.
Pour le Réseau Education sans frontières, Armelle GARDIEN