Strasbourg Otan revue de presse (3)

Publié le par pcf1920

       
      
La manif... l'ai-je bien descendue???







Soyons objectif... lol... donons un compte rendu de ce sommet de haute volée (je me suis amusé avec des commentaire sur ces photos mais bon).

Loin, très loin des combats de rue qui ont enflammé hier la capitale alsacienne (lire ci-contre), les grands de l'OTAN et du monde occidental se sont efforcés de rester dans la dynamique du G20 de Londres. Dans ce « no man's land » sécurisé à l'excès, ils ont tracé une stratégie pour le XXIe siècle et uni leurs efforts pour l'Afghanistan. Nicolas Sarkozy a cru bon de rappeler : « L'OTAN est une organisation au service de la paix, pas de la guerre. »

Sous le soleil franco-allemand, Nicolas Sarkozy va d'un pas alerte à la rencontre d'Angela Merkel sur la passerelle des Deux-Rives qui traverse le Rhin entre Kehl et Strasbourg. Flanquée de vingt-cinq autres chefs d'État et de gouvernement membres de l'OTAN. La bise symbolique entre la chancelière et le président rappelle en cet instant fugace et matinal que le territoire européen est en paix depuis soixante-quatre ans. Et que c'est aussi grâce à l'Organisation du traité de l'Atlantique-Nord. Au-delà des interrogations sur son existence (nouveau concept stratégique adopté dans un an au prochain sommet).


Berlusconi convainc Erdogan


Un membre manque à l'appel de la photo de famille transatlantique : Silvio Berlusconi. L'Italien fait les cent pas au téléphone sur la rive allemande. Pas pour acheter une énième Ferrari mais pour convaincre le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, de renoncer à bloquer la nomination du Danois, Anders Fogh Rasmussen, au poste de secrétaire général de l'Alliance.

La Turquie ne veut pas d'un homme qui avait défendu la liberté d'expression lors de l'affaire des caricatures de Mahomet (publiées par un journal danois en 2005) et dont le pays héberge la chaîne de télé kurde Roj. L'identité du boss de l'OTAN n'est pas de nature à empêcher de dormir les minuscules citoyens que nous sommes. Mais l'épisode illustre bien la complexité du fonctionnement otanien où toutes les décisions se prennent par consensus. Les Turcs, qui sont durs en affaire, cèdent finalement, sans doute en contrepartie de postes avantageux. Bien joué même si le président français, opposant farouche à leur entrée dans l'Union européenne, s'agace : « Concentrons-nous sur les vrais problèmes, pas sur les égos et les malentendus.  » Hum... Pour le reste, ce 60e sommet réunit les États-Unis et les Européens sur le dossier afghan. L'impact de Barack Obama change tout. Nicolas Sarkozy explique ainsi que la nouvelle stratégie américaine « correspond point pour point à ce que les Européens demandaient depuis des mois et des années  ». En clair que la guerre contre la terreur ne se résoudra pas à coups de militaires.

Si les États-Unis enverront tout de même 21 000 soldats supplémentaires (3 000 pour les autres pays) d'ici les élections d'août, l'accent est mis sur « l'afghanisation », l'aide civile, la reconstruction, la formation... Grâce à la création d'un fonds d'affectation spécial, l'armée locale passera de 120 000 à 200 000 hommes. Autant pour la police. La France se chargera entre autres de former une gendarmerie.

D'une même voix, ce qui souligne la nouvelle lune de miel franco-allemande, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy rappellent toutefois à l'ordre le gouvernement et le parlement afghans. Un projet de loi sur un nouveau code de la famille restreindrait les droits des femmes. « Nous sommes là-bas pour défendre des valeurs. Nous ne sommes pas décidés à transiger sur ces valeurs  », tance le président français.

Après trois jours intenses entre Londres et Strasbourg, ce dernier peut triompher : « Le temps des sommets internationaux où on parle pour ne rien décider est révolu. Ensemble, la France et l'Allemagne ont une force considérable. Avec l'engagement de la France dans le commandement intégré, l'Europe pèsera plus. Nous venons de vivre deux sommets qui ont préparé l'avenir d'un nouveau monde. C'est ce qu'on voulait.  » •

Les conclusions du sommet de Strasbourg


- Intégrations de l'Albanie et de la Croatie. La Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, à un degré moindre la Serbie et la Macédoine, sont sur la voie d'une candidature à l'entrée dans l'OTAN.

- Nomination d'un nouveau secrétaire général, l'actuel Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, qui prendra ses fonctions le 1er  août en remplacement du Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer.

- Adoption d'une politique globale en Afghanistan qui allie des apports financiers, civils, militaires, la formation et le développement de l'armée et de la police afghanes. C'est ce qu'on appelle l'afghanisation. La coopération avec le Pakistan sera intensifiée.

- Le dialogue OTAN - Russie, mis à mal cet été avec le conflit en Géorgie, doit reprendre. Malgré les divergences, les intérêts communs (Afghanistan, désarmement, luttes contre le terrorisme, la drogue, la piraterie) sont essentiels.

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Publié dans Politique nationale

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