ECO - Manifestation de soutien aux salariés d'un sous-traitant de Continental

Publié le par pcf1920

AMIENS, 11 août 2009 (AFP)

Une centaine de personnes, selon la police, environ 200, selon les syndicats, ont manifesté ce mardi dans les rues d'Amiens en soutien à des salariés d'UTI, sans emploi depuis que l'usine Continental de Clairoix a rompu fin juin un contrat de sous-traitance avec leur employeur.

Trente-deux salariés d'UTI Logistics, qui chargeaient des camions et géraient des stocks sur le site de Continental dans l'Oise, dont l'activité a cessé en avril, se plaignent d'avoir été laissés sur le carreau.

Bien que sans travail, ils n'ont pas été licenciés et se relaient jour et nuit devant leur usine fermée, où ils ont monté une tente, pour réclamer un plan social équivalent à celui des "Conti".

Ils disent avoir touché fin juillet leur paye majorée d'une somme d'argent non justifiée, dont ils craignent que ce soit un solde de tout compte.

Selon un porte-parole des salariés d'UTI, la direction du sous-traitant américain a tenté en juin de transférer ses effectifs chez Continental, mais le fabricant allemand de pneumatiques a refusé. Les employés d'UTI expliquent ne plus avoir de contact avec leur employeur.

Le tribunal de grande instance de Compiègne avait ordonné le 13 juillet dernier le règlement de ce litige par la tenue d'une commission de conciliation. Une réunion s'est tenue le 30 juillet à Roissy (Val d'Oise), mais les représentants de Continental avaient refusé de s'y rendre, accusant les salariés d'UTI de bloquer le site de Clairoix.

Soulignant que la direction de Continental avait alerté UTI dès mars de la prochaine fermeture de l'usine et participé à d'autres réunions de conciliation, un porte-parole du groupe a souligné qu'il avait "pris beaucoup d'initiatives pour les salariés d'UTI alors qu'il n'est pas leur employeur".

"Notre intérêt, c'est que les pneus qui sont encore dans l'usine de Clairoix soient sortis et livrés aux clients, mais aussi qu'on ne laisse pas ces employés dans une telle situation", a-t-il ajouté.

Continental avait annoncé le 11 mars la fermeture du site de Clairoix qui employait 1.120 salariés. Après quatre mois de lutte, ces derniers ont obtenu des indemnités extra-légales de 50.000 euros par salarié.

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Publié dans emplois-licenciements

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