Uniflockage : quinze à vingt licenciements attendus à la rentrée

Publié le par pcf1920

Les salariés de l'usine Uniflockage, zone d'activité de la Vigogne à Berck, s'attendent à revenir de vacances avec une bien mauvaise nouvelle. La direction leur aurait annoncé que la survie de l'entreprise passait par une délocalisation partielle. Et des licenciements dans un premier temps. 

Drôles de vacances pour les salariés de l'usine Uniflockage à Berck. Les 41 salariés viennent de partir en congé sans trop savoir de quoi sera fait l'avenir à leur retour, le 31 août. Selon la CGT, la dégradation de cette entreprise spécialisée dans l'emballage de luxe se poursuit et pourrait bien mener au «  licenciement de quinze à vingt personnes ». Après le départ de neuf personnes en 2007 et plusieurs semaines de chômage partiel, « on nous enlève encore du travail, témoigne un salarié qui tient à garder l'anonymat. Un tiers des commandes sont parties vers une société italienne. On nous a parlé de "sous-traitance" ». «  Mais pour nous, c'est de la délocalisation masquée  », enchaîne un autre. Il y a deux ans déjà, Uniflockage avait connu neuf licenciements après avoir signé un contrat avec cette société transalpine, lui cédant 40 % de son activité, selon la CGT. «  On va y envoyer des éléments de machines et des hommes pour fabriquer des produits qui occupaient un gros pourcentage de commandes à Berck », argumente l'un des salariés.

Climat social

Selon eux, les deux principaux commerciaux de l'entreprise sont partis en début d'année. Un drôle de choix stratégique pour démarcher des clients, jugent-ils. «  Le 29 juillet, le directeur d'Uniflockage a réuni tout le personnel  

avant que certains ne partent en congés pour leur confirmer qu'une vague de licenciements de quinze à vingt salariés allait avoir lieu, très certainement en septembre », explique la CGT par la voix de son secrétaire du Montreuillois, Daniel Vasseur. Le préambule à d'autres déboires selon le syndicat.

Daniel Vasseur dément les rumeurs faisant état d'un climat social tendu à cause d'un refus de collaborer de ses camarades : «  On a refusé de signer l'accord sur la modulation du temps de travail car il n'était pas conforme au code du travail, c'est tout. » Un salarié d'ajouter : «  Si on en est là, c'est d'abord à cause de la conjoncture. Mais aussi de plusieurs mauvais choix de gestion. Sachant que la situation comptable s'est dégradée dès 2000. » Avec le sentiment que les jeux sont faits et qu'ils n'auront rien à perdre, les salariés évoquent un blocage de l'usine dès l'annonce officielle par leur direction, en vue de maximiser les primes de licenciement pour les gens concernés. «  De toute façon, le personnel a appris que la direction ne renouvellerait pas de demande de chômage partiel malgré sa situation, refusant des aides mises en place par l'État. » La direction, contactée, n'était pas disponible pour répondre hier. •

avant que certains ne partent en congés pour leur confirmer qu'une vague de licenciements de quinze à vingt salariés allait avoir lieu, très certainement en septembre », explique la CGT par la voix de son secrétaire du Montreuillois, Daniel Vasseur. Le préambule à d'autres déboires selon le syndicat.

Daniel Vasseur dément les rumeurs faisant état d'un climat social tendu à cause d'un refus de collaborer de ses camarades : «  On a refusé de signer l'accord sur la modulation du temps de travail car il n'était pas conforme au code du travail, c'est tout. » Un salarié d'ajouter : «  Si on en est là, c'est d'abord à cause de la conjoncture. Mais aussi de plusieurs mauvais choix de gestion. Sachant que la situation comptable s'est dégradée dès 2000. » Avec le sentiment que les jeux sont faits et qu'ils n'auront rien à perdre, les salariés évoquent un blocage de l'usine dès l'annonce officielle par leur direction, en vue de maximiser les primes de licenciement pour les gens concernés. «  De toute façon, le personnel a appris que la direction ne renouvellerait pas de demande de chômage partiel malgré sa situation, refusant des aides mises en place par l'État. » La direction, contactée, n'était pas disponible pour répondre hier. •

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Publié dans emplois-licenciements

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