canicule au ministère, les producteurs prennent feu

Publié le par pcf1920

Le gouvernement veut calmer les producteurs...

Ainsi en l'absence des ténors de notre gouvernement, voilà l'administration contrainte de jouer les pompiers de service...
Le ministre de l’Agriculture présentera demain un plan de soutien à la filière fruits et légumes. Même si la colère des cultivateurs est redescendue d’un cran, ils restent extrêmement vigilants.
Pour l’heure, aucune date n’est encore avancée, concernant le début de cette opération. Seule certitude, « l’annonce permet de gagner du temps, et de lever la menace d’un
remboursement immédiat de ces fameux 500 millions d’euros », note François Lafitte, le président de Fedecom, la fédération des comités économiques de producteurs. « Reste qu’il s’agit de la seule satisfaction, parce que, sur le fond, la problématique du paiement n’a pas encore été levée. » Les producteurs ont néanmoins la conviction que le montant avancé par Bruxelles, d’un demi-milliard d’euros, n’est plus d’actualité. « Je conteste cette somme auprès de la Commission européenne ! » a d’ailleurs précisé Bruno Le Maire, à l’occasion de sa conférence de presse.
« Discuter et négocier », c’était le message lancé hier, par les producteurs de fruits et légumes. Après trois heures d’échanges hier au ministère de l’Agriculture, le mot d’ordre des exploitants semble avoir fonctionné. En signe de bonne volonté, le ministre, Bruno Le Maire, a en effet promis aux professionnels « le lancement d’une grande procédure d’expertise pour savoir qui a bénéficié de ces aides (…) et lesquelles sont susceptibles d’être illégales ».
Les organisations syndicales lèvent leur menace de blocus

A la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, principal syndicat d’agriculteurs, « on prend acte de la décision du ministre d’engager le dialogue, et de décortiquer le dossier douloureux des subventions », souligne Jean-Bernard Bayard, secrétaire général adjoint de la FNSEA. « Mais nous restons attentifs et nous tenons à rappeler que nous ne paierons pas. » Sentiment identique à la Confédération paysanne, où André Bouchut, le secrétaire national, réaffirme que « ce n’est pas aux agriculteurs de pallier les erreurs de l’Etat français ».
Dans l’immédiat, toutes les organisations ont levé leur menace de mobilisation, dans l’attente d’une nouvelle réunion prévue jeudi au ministère de l’Agriculture. « Une entrevue programmée notamment, précise François Lafitte, pour traiter les problèmes financiers de la filière fruits et légumes. » A l’issue de cette conférence, un plan d’urgence sera présenté par le ministre de l’Agriculture. « Un programme de soutien qui, j’espère, sera approuvé par Bruxelles », note avec humour François Lafitte. En tout cas, le ministre semble avoir fait de cette initiative, son principal atout pour calmer la colère des cultivateurs. A en croire les réactions mitigées, Bruno Le Maire n’a pas encore réussi son opération réconciliation.
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Publié dans Politique nationale

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