LE journal des Jeunes CHEminots Picards

Publié le par pcf1920

                     

 

LE journal des Jeunes CHEminots Picards

L’édito

Salut à toi Jeunes Cheminots et bienvenue !

Les jeunes, ressource combien importante dans notre société et forcément à la SNCF.

Comment devons nous nous comporter envers les Jeunes qui arrivent dans l’Entreprise ?

La SNCF met en place un système de parrainage pour les jeunes embauchés. C’est bien gentil, mais le problème est que les « parrains » sont occupés à leurs tâches quotidiennes.

Le devoir de la CGT est donc de t’assister afin de ne pas te laisser seul sur ton chantier, car l’idée de la grande famille et de l’évolution de carrière te fera sourire bien vite. Nous voulons éviter que tu sois « formaté » en te donnant un point de vue que l’entreprise ne te donnera pas.

La CGT doit t’épauler, te guider au travers de ce labyrinthe d’abréviations, de codes, de réglementation et de droits auxquels tu peux prétendre…

À notre façon, nous voulons aussi répondre à un besoin d’information, contribuer à mieux faire connaître tes droits et acquis, issus de décennies de luttes collectives.

L’ensemble des militants de la CGT sont d’ores et déjà disponibles pour répondre à toutes sollicitations de ta part.

 

A bientôt !

Le CHEminot

 

 

 

 


BIGREVE N°001

Juillet-Septembre

2009

 

 

 

Sommaire

 

à Les Cheminots et le RSA

 

à Droit de grève, INFO IMPORTANTE !

 

à CDD : Quel salaire ?

 

à Elections Européennes :

Enjeu sous-estimé.

 

à POURQUOI SE SYNDIQUER ?

 

à Que propose la CGT ?

 

à Point Histoire

 

Quels sont mes droits si je me syndique ?

Les Cheminots et le RSA

 

à Qu’est-ce que le RSA ?

 

Le RSA (revenu de solidarité active) est une nouvelle prestation qui remplace le RMI et l’API depuis le 1er juin 2009. Elle permet par ailleurs de verser un complément de ressources aux personnes qui ont de faibles revenus d’activités mensuels ou qui sont sans activité.

 

Le RSA instaure une information sur les droits et les devoirs de chaque bénéficiaire de même que la possibilité d’un accompagnement social et professionnel destinés à faciliter son insertion durable dans l’emploi.

 

Si vous êtes bénéficiaire du RMI ou de l’API, vous n’avez aucune démarche à faire. La Caf et le MSA effectuent automatiquement pour vous le transfert de votre dossier dans le dispositif du RSA.

 

Si vous n’êtes pas bénéficiaire du RMI ou de l’API, afin de savoir si vous pouvez prétendre au RSA, vous devez au préalable effectuer un test RSA sur internet à partir des sites :

-          www.caf.fr ,

-          www.msa80.fr si vous relevez du régime agricole.

 

Pour effectuer ce test, pensez à vous munir :

-          des bulletins de salaires des 3 derniers mois pour toutes les personnes rattachées au foyer et travaillant ;

-          des relevés de vos indemnités de chômage, de vos avantages vieillesse, de vos pensions imposables ou non, aides ou secours ;

-          du montant de vos prestations familiales.

 

Si vous ne possédez pas d’accès à internet, vous pouvez vous rendre dans les services :

-          du Conseil général de la Somme,

-          de la Caf de la Somme,

-          de la MSA de Picardie,

indiqués sur la carte de ce journal.

 

à Vous avez effectué votre test RSA sur le caf.fr ou sur msa80.fr et vous pouvez y prétendre.

 

Prenez contact auprès des points d’accueil RSA indiqués sur la carte de ce journal.

(Si la personne relève du régime agricole, s’adresser au point d’accueil MSA le plus proche du domicile).

 

Les centres médico sociaux proches de chez vous peuvent vous renseigner. Pour les connaître, contactez les servicesdu Conseil général.

 

Le CCAS renseigne exclusivement les habitants de la commune à laquelle ils sont rattachés.

 

Le MSA renseigne les personnes relevant du régime agricole.

 

 

Le RSA entre en application le 1er juin. Il pourrait accentuer l’effet d’aubaine au bénéfice des employeurs et aggraver les conditions de vie des plus pauvres

 1 Quels sont les objectifs affichés et les moyens mis en oeuvre ?


En France, de plus en plus de personnes n’arrivent plus à vivre du fruit de leur travail. Le revenu de solidarité active (RSA) a été présenté par le gouvernement comme un levier d’insertion professionnelle et de lutte contre la pauvreté des actifs. Le principe de cette prestation sociale est d’apporter un revenu minimum à ceux qui ne travaillent pas et un complément de revenu aux travailleurs les plus pauvres. Le surcoût du RSA évalué à 1,5 milliard d’euros va être financé par une surtaxe de 1,1% sur les revenus du capital et par les 300 millions dégagés par le gel en 2009 de la prime pour l’emploi. Si ce financement s’avérait insuffisant, la gestion du RSA par les conseils généraux pourrait conduire à un alourdissement de la fiscalité locale et/ou à une réduction des aides dispensées.


 

 

 

 

  2 Comment ça marche ?


Le RSA, d’un montant forfaitaire de 454,63 euros, va se substituer au revenu minimum d’insertion (RMI) et à l’allocation de parent isolé (API). Cette nouvelle prestation est censée encourager la reprise d’un emploi, en creusant l’écart entre les revenus de ceux qui sont actifs et les revenus des inactifs. Jusqu’ici, chaque euro de salaire touché par un RMIste était déduit de son allocation. Reprendre un petit boulot pouvait ne rien rapporter. L’aide reçue par l’allocataire se cumule désormais avec 62% des revenus professionnels du foyer, 38 centimes seulement sont donc déduits de chaque euro gagné. Un célibataire au Smic à mi-temps par exemple (519 euros net) touchera en plus de son salaire un revenu de solidarité active de 257 euros (454 de RSA – 519 × 38%). Soit 776 euros au lieu de 454 euros s’il était resté sans emploi. Le montant forfaitaire varie aussi selon la composition de la famille et les revenus du couple : l’aide est majorée de 50%, lorsque le foyer compte deux personnes, puis de 30% par personne supplémentaire à charge.


 

  3 Qui cela concerne-t-il ?


Quelque 3,5 millions de personnes devraient pouvoir en bénéficier. Le RSA est destiné aux personnes sans aucun revenu, anciennement bénéficiaires du RMI ou de l’API, et aux travailleurs dont les ressources familiales ne dépassent pas un certain montant (travailleurs à temps partiel gagnant moins qu’un Smic mensuel, stagiaires, salariés au chômage partiel…). Les jeunes âgés de moins de 25 ans sont exclus du dispositif. Le bénéficiaire aura désormais des droits… et des devoirs. En deçà de 500 euros de revenu salarié, il sera « tenu de rechercher un emploi ». La loi sur l’offre « raisonnable  » d’emploi, récusée par l’ensemble des organisations syndicales de salariés, permet désormais de radier un chômeur qui refuserait successivement deux offres d’embauche. Cette règle s’appliquera aux bénéficiaires du RSA. « C’est le droit de toute personne à un revenu minimum d’existence, instauré avec le RMI, qu’on remet en cause. On va accentuer la très grande pauvreté… », résume Agnès Naton, secrétaire de la CGT.


 

 4 Le RSA est-il un outil efficace de retour à l’emploi et de lutte contre la pauvreté ?


Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), parue en avril, montre que le RSA pourrait n’avoir que peu d’effet sur le retour ou le maintien dans l’emploi des futurs allocataires. Selon la CGT, ce dispositif pourrait surtout produire un « effet d’aubaine » pour certains employeurs : « Le RSA risque en effet d’encourager le temps partiel, tout en créant une trappe à bas salaires, et de développer un sous-prolétariat ». Car aucun mécanisme de contrôle n’a été envisagé du côté employeur pour éviter les dérives. « La collectivité se substitue de fait aux employeurs en subventionnant de façon pérenne un complément de revenus sans limitation de durée », regrette la centrale syndicale. Tout compte fait, cette nouvelle prestation apporte-t-elle une amélioration nette par rapport au dispositif précédent ? Pas si sûr. Car sur le long terme, les bénéficiaires du RSA n’en sortiront pas gagnants. En effet, la prime de retour à l’emploi de 1000 euros touchée le quatrième mois de la reprise d’activité par les RMIstes disparaît avec le RSA, de même que les 150 euros perçus durant les neuf mois suivants. « Si, les trois premiers mois, il y a bien un pic avec une hausse des revenus, on observe qu’avec la disparition des anciens dispositifs d’intéressement, les revenus chutent dans les mois qui suivent par rapport à l’API ou au RMI », constate Agnès Naton. La CGT défendait une revalorisation des minima sociaux et un droit à l’insertion avec de véritables moyens d’accompagnement social et professionnel.


 

Droit de grève, précision importante !

Par deux Arrêts de la chambre sociale de la Cour de Cassation rendus en date du 13 mai 2009, des précisions sont apportées sur les agents qui cessent le travail après leur coupure sur une journée de service.

La reprise après une coupure n’est pas considérée par la Cour de Cassation comme une prise de service ; ainsi les agents qui, dans le cadre d’un préavis de grève, cessent leur travail après cette coupure se mettent en absence irrégulière et ne sont pas considérés en grève.

Ces deux arrêts s’appliquent donc pour tous les litiges en cours sur cette question.

La fédération CGT s’occupe déjà des secteurs concernés (Paris Rive Gauche & Toulouse) par des affaires en cours.

 

 

 

Combien doit gagner

un cheminot en CDD ?

 

 

La période des vacances est commencée. Chaque année, plusieurs milliers de jeunes vont travailler cet été dans les gares, dans les trains. Souvent, vous êtes des étudiants et cherchez un moyen de financer une partie de vos études. Mais vous êtes aussi de plus en plus nombreux à rechercher un emploi durable. Alors, faute de mieux, un CDD à la SNCF, ce n’est pas si mal… Et, avec un peu de chance, vous arriverez peut-être à vous faire embaucher…

 

Dans tous les cas, vérifiez votre bulletin de salaire.

 

Les délégués du personnel de la CGT sont à votre disposition pour vous aider. Et s’il vous manque des euros, ce qui est souvent le cas, ils sauront exercer leur rôle normal de délégués en vous faisant obtenir le manque à gagner.

 

Que dit le code du travail ?

« La rémunération (…) que perçoit le salarié sous CDD ne peut être inférieure au montant de la rémunération que percevrait dans la même entreprise, après période d’essai, un salarié sous contrat à durée indéterminée de qualification équivalente et occupant les mêmes fonctions. (article 1242-15) »

 

A la SNCF, il suffit de consulter le barème de rémunération des contractuels (RH 390)

Prenons le cas d’un jeune embauché au service accueil dans une gare parisienne :

Pour chaque mois, il percevra un traitement de base de 1229,52 euros (taux au 01 mai 08). Ce salaire de base, applicable à Paris (l’indemnité de résidence peut varier légèrement), est augmenté de 3% si vous avez le Bac[1] (soit 1242,05).

A ce salaire, il faut ajouter 145,18 euros de prime de travail (code prime 2). Si vous êtes dans un emploi d’agent commercial train, vous aurez la prime de travail des contrôleurs, qui est de 367,97 euros par mois (code prime 24).

Il faut aussi ajouter 8,33% du traitement de base au titre de la prime de fin d’année.

 

Vous devez aussi percevoir les primes diverses éventuelles. Citons les plus fréquentes : Indemnité pour le travail de nuit, des dimanches et fêtes, de saisie…

A la fin de votre contrat, vous devez bénéficier d’une indemnité de 10% de l’ensemble au titre des congés non pris.

Et enfin, vous pouvez prétendre à une indemnité de fin de contrat de 10% du total. Attention toutefois : cette indemnité ne vous est pas applicable si vous êtes étudiant et que le CDD se situe pendant les vacances scolaires ou universitaires. Mais il suffit qu’il « morde », même d’un jour seulement en dehors de ces périodes pour qu’elle soit perçue, même si vous êtes étudiant.

 

                                                 

Abstention massive qui révèle les verrous politiques qui demeurent pour passer de la colère sociale aux urnes et à la construction d'une alternative; analyses du score de la droite qui n'est pas un « feu vert » populaire mais lui permet de poursuivre son offensive;

C’était un enjeu important mais qui a été largement sous estimé et le débat n’a pas été à la hauteur. Comment comprendre qu’au moment où les politiques de l’UE sont de plus en plus présentes dans le quotidien des gens, au point que 73% de la production législative Française découlent des directives Européennes (100% pour le ferroviaire ! ), les citoyens se désintéresseraient des élections du 07 Juin ?

 

Mais pourquoi, n’est-il pas organisé une grande campagne médiatique pour expliquer aux peuples d’Europe que le Parlement Européen statue de plus en plus sur ce qui fait la vie des citoyens au quotidien comme l’’environnement, les affaires sociales, agricoles, le secteur bancaire, la consommation, les activités industrielles, les transports, l’énergie… !?

Pourquoi n’est-il pas dit plus fort que le démantèlement et la privatisation des Services Publics qui se traduisent par les fermetures de bureaux de postes, de gares ; d’hôpitaux, d’écoles, contre lesquelles des luttes se développent, sont consécutifs aux directives de libéralisation qui sont débattues et adoptées majoritairement par le Parlement Européen, sur la base des différents traités et du pacte dit de stabilité !?


Voyons bien que pour le ferroviaire, l’interdiction faite au Gouvernement Français d’aider financièrement Fret SNCF pendant 10 ans, les lourdes contreparties concédées à la concurrence dans le cadre du Plan Fret « Véron », le morcellement de l’organisation interne de la SNCF (création des EIC…), la perspective de mettre en concurrence la

SNCF au niveau des TER…découlent directement des politiques de l’Union Européenne !

 

C’est dire si ce scrutin à été décisif pour l’avenir des cheminots et des citoyens de l’U .E. Il s’est tenu dans un contexte de crise du système capitaliste qui a engendré une crise économique, sociale et morale profonde dont les salariés, les chômeurs, les retraités en sont les premières victimes. C’est pourquoi le mouvement revendicatif interprofessionnel, porté par huit organisations syndicales, auquel participent fortement les cheminots, doit reprendre du souffle et s’élargir pour arracher les décisions et les engagements correspondants aux urgences sociales. La récession qui affecte l’Europe comme l’ensemble de la planète, nécessite de remettre en cause les différents traités européens et le rôle des institutions comme la Banque Centrale Européenne. Parce que nous voulons, pour faire face à la mondialisation capitaliste, une Europe sociale, démocratique, solidaire, protectrice des droits des citoyens, nous appelons les cheminots à ne pas rester indifférent aux différentes actions à venir.

A fortiori qu’au-delà des dégâts causés par les premiers « paquets ferroviaires » (ensemble de directives…), l’Union Européenne par Commission et Parlement européens interposés, pousse de nouveaux feux en matière de libéralisation, au nom du dogme de la concurrence sauvage, du business sans limite et de la recherche de la rentabilité financière immédiate. Il en est ainsi des velléités de séparer complètement la gestion des infrastructures à celle de l’exploitation des entreprises ferroviaires, d’imposer le même régime aux personnels roulants en services transfrontaliers qu’aux chauffeurs routiers en portant à 8 le nombre de jours consécutifs (RHR) qu’ils peuvent passer hors de chez eux, de permettre, par le biais d’un règlement européen, à des entités (entreprises de logistique, fonds de pension…) autres que des Entreprises ferroviaires à acheter des capacités

d’infrastructures (sillons)…

Fort heureusement, des luttes se développent en Europe auxquelles contribue concrètement la CGT et des succès sont enregistrés qui nous encouragent à poursuivre.


 

POURQUOI SE SYNDIQUER ?

 Pour répondre simplement, citons le célèbre adage : « L’union fait la force ». Une chose est certaine, sans syndiqué, il n’y aurait tout simplement pas de syndicats. De la même manière, sans syndicat, il n’y aurait pas de droits pour les salariés, ou si peu… Pour exemple parmi tant d’autres, les conditions de travail et salariales des travailleurs chinois en sont une triste preuve.

Se syndiquer, c’est donner du poids à ses revendications. C’est participer à la vie et à l’action collective de ton syndicat pour gagner de nouveaux droits et te faire respecter en tant qu’être humain et en tant que salarié.

Pourquoi se syndiquer à la CGT ?


                        Le paysage syndical est particulièrement dense et il est souvent difficile de saisir les différences entre les syndicats, sans parler de leurs conceptions du syndicalisme.

            La CGT est un syndicat confédéré. A ce titre, chaque syndicat est affilié à une Fédération professionnelle CGT (transport, mines et énergies, santé et action sociale…) ou a une union syndicale (intérimaires, privée d’emplois…) qui sont est affiliée à la Confédération, l’organe national de notre syndicat. Nous possédons donc une vue d’ensemble de la situation des salariés au plan national. 

            Contrairement au syndicalisme corporatiste (ou catégoriel) qui ne défend qu’une seule profession, parfois au détriment des autres, nous défendons tous les salariés. Nous croyons, que l’union fait la force et que seule l’action collective et le rapport de force font bouger les lignes.

   Bien que nous ayons des métiers différents, nous avons aussi de nombreuses revendications communes. Pour exemple, les conventions collectives, les négociations salariales annuelles obligatoires, l’intéressement, la participation et bien d’autres sujets touchent directement l’ensemble des salariés d’une entreprise. Il est donc important de pouvoir compter sur un syndicat rassembleur et uni pour l’intérêt commun.

   De plus, notre action va bien au-delà des portes de l’entreprise. Lorsque nous nous mobilisons pour défendre, avec tous les salariés de France, la retraite par répartition, la sécurité sociale, l’école et l’hôpital public, c’est bien l’affaire de tous, y compris nos familles et nos proches.

                       

            Si la CGT est la première organisation syndicale, c’est qu’elle a démontré par son action qu’elle portait les aspirations et les attentes des salariés. Nous décidons et construisons collectivement les orientations et les revendications que souhaitent nos syndiqués. En rejoignant la CGT, tu pourras faire entendre ta voix et participer à la vie syndicale avec tes élus et mandatés et pourquoi pas t’y investir.


 

Que propose la CGT ?

 

Un syndicalisme de masse


L’efficacité du syndicalisme dépend du rassemblement du plus grand nombre de salariés. En ce sens, nous souhaitons que les salariés s’emparent massivement du syndicat pour lui redonner un caractère de masse et inscrire le syndiqué au cœur de l’action syndicale comme acteur et non comme simple spectateur.


 

Un syndicalisme de classe


Nous vivons dans un système où les intérêts des uns, ceux qui détiennent les capitaux et moyens de production sont incompatibles avec les intérêts des autres, ceux qui produisent les richesses et vivent de leur travail, nous, les salariés. De l’ouvrier au cadre, la CGT défend donc tous les salariés de l’entreprise et ne laisse personne sur la touche.


 

Un syndicalisme citoyen, indépendant


La CGT est autonome dans son analyse et ses prises de positions. Elle est indépendante par rapport au patronat, au gouvernement, aux institutions religieuses, européennes et internationales, aux partis politiques… Cependant, nous ne sommes pas indifférents aux décisions politiques et aux réformes qui ont un impact sur les acquis sociaux gagnés par le passé, parfois au prix du sang. Ce sont les revendications et l’amélioration des conditions de vie qui guident l’action de la CGT et non des considérations extérieures.


 

Un syndicalisme démocratique


Rassembler les syndiqués puis les salariés, débattre, élaborer les revendications, définir des objectifs clairs et atteignables et décider de l’action afin de les faire aboutir sont des gages de la démocratie. Chacun peut exprimer son avis et participer aux décisions.



Un syndicalisme unitaire


La CGT n’a pas la prétention de faire avancer à elle seule les revendications, aucune organisation syndicale ne le peut. Le caractère pluraliste du syndicalisme français auquel nous pouvons rajouter le syndicalisme européen exige une démarche unitaire volontariste. A ce titre nous sommes toujours force de propositions et souvent à l’initiative des réunions intersyndicales.


 

Si je me syndique, a quoi aurai-je droit ?

 


La chose la plus importante est que tu seras un salarié engagé. Tu feras partie d’une famille importante et solidaire, celle de ceux qui ne veulent pas rester spectateurs face à tout ce qui touche nos droits, nos salaires et nos conditions de travail. Tu auras le droit, sinon le devoir, de faire entendre ta voix au sein de l’organisation syndicale CGT et de faire valoir ton point de vue. Tu seras invité si tu le désires aux différents congrès de la CGT afin d’exprimer tes opinions et participer à la vie démocratique de ton syndicat, notamment en élisant son organe dirigeant (la Commission Exécutive). En tant que syndiqué, tu seras également adhérent à titre gratuit de l’INDECOSA CGT (INformation et DEfense des COnsommateurs SAlariés). Cette association de consommateurs salariés CGT t’aidera à régler tes difficultés et litiges avec des commerçants ou plus simplement t’informera sur ta vie et tes droits de consommateur (www.indecosa.cgt.fr). Tu auras également le droit de participer à des stages syndicaux dans la limite de 12 jours par an, sans perte de rémunération. La CGT possède une grande quantité de stages qui te permettront de trouver toutes les réponses aux questions que tu te poses (Stage d’accueil, Niveau I, Niveau II, Juridique, Prud’hommes, Négociation, fiche de paie, etc…).

 


 

 

POINT HISTOIRE

 

Lucien BARBIER

Ouvrier du textile, en Picardie.

Le 6 novembre 1987,  Lucien, militant de la CGT participe à une manifestation organisée par le PCF et la CGT pour la défense de la Sécurité Sociale, pour le passage du TGV à Amiens et contre le déclin de notre Picardie.

"Matraqué" au cours de la manifestation, il meurt 20 jours plus tard.

Le 29 novembre, Henri Krazucki, secrétaire général de la C.G.T., Georges Marchais, secrétaire général du P.C.F., étaient présents aux obsèques qui rassemblèrent dans les rues d'Amiens, plus de 10 000 personnes.

 

 

 

Discours de Albert BECARD, maire communiste de Camon, 1983-1995,  prononcé lors de la cérémonie d'inauguration :

            "Il y a un an, nous apprenions la mort de notre camarade Lucien BARBIER. Lucien était ouvrier du textile de notre Picardie. Un homme humble, honnête, un homme calme, très calme, pacifique, militant syndical CGT et militant du PCF.

            Alors que nous nous rassemblons en ce matin de novembre (1988) pour témoigner et exiger la justice, il importe d'abord de bien rappeler la vérité devant tous ceux qui veulent tout brouiller pour noyer les responsabilités, leurs responsabilités.

Les faits : en novembre 1987, tout naturellement Lucien participe à une manifestation pour la défense de la Sécurité Sociale, pour le passage du TGV à Amiens et contre le déclin de notre Picardie qu'il aimait tant.

Qui oserait dire que ces combats ne sont pas profondément légitimes ?

Alors que la manifestation se dispersait survient une charge policière avec une brutalité inouïe, visant personnellement les militants les plus connus et les plus responsables.

Lucien ne menaçait personne, il avait les mains nues. Alors ils l'ont frappé. Ils se sont acharnés sur lui.

Il faut dire et redire que ce n'est pas un accident.

Le seul crime de Lucien : avoir été présent ce jour là parmi les siens pour défendre une fois de plus le monde du travail et la Picardie. Mais il importe aussi de bien désigner les responsables. Qui a ordonné en haut lieu ? Le Préfet. Qui a exécuté sur le terrain ? Le commissaire. Tous au service d'un pouvoir anti-populaire et anti-démocratique. Et pourquoi ? Ils ont voulu faire un exemple à Amiens.

            Lorsque monte la protestation contre la politique du pouvoir et du patronat, ceux-ci recourent de plus en plus fréquemment à la violence, pour tenter de décourager, de divise, de mater les forces populaires. Quelle est donc cette société dans laquelle un travailleur peut être assassiné  pour avoir osé manifester à l'appel de son syndicat ?

Aujourd'hui à Camon, comme hier à Mers ou Auchel, cet après midi à Amiens, dans quelque temps à Longueau, nous sommes rassemblés pour nous souvenir, pour porter témoignage mais aussi pour clamer qu'il ne faut pas laisser oublier Lucien. Il faut parler. Il faut crier la Vérité. Il faut agir avec tous ceux qui refusent qu'on puisse être tué pour avoir défendu les plus faibles, que certains veulent toujours faire taire. Nous sommes là pour réclamer justice, pour exiger que tous les coupables soient punis. Le silence et l'oubli ne doivent pas s'abattre sur ce crime.

Avec la rue Lucien Barbier, c'est cette exigence qui parcourt aujourd'hui notre cité camonoise.

Et nous avons  souhaité qu'elle parte du cœur de la Zone d'Activités parce que Lucien était un ouvrier.

            Notre présence est tournée avec détermination vers l'avenir pour dire clairement aux représentants du pouvoir que nous ne laisserons pas assassiner impunément les libertés et ceux qui les défendent. Nous continuons le juste combat de Lucien pour les libertés, pour la démocratie.

Voilà ce que je voulais vous dire en tant que maire de la Commune au nom de la Majorité Municipale. En même temps je me fais votre interprète pour redire à Mme Barbier, la mère de Lucien et à sa Famille, toute notre amitié mais une amitié de lutte. Une amitié combative pour le progrès social, la démocratie et les libertés.

 

SECTEUR FEDERAL DES CHEMINOTS CGT

REGION D’AMIENS

BP 22 – 80017 AMIENS CEDEX 1

' 03 22 82 05 95 / 06 82 87 67 49   7  03 22 82 05 94

' 240 595  7  240 594

š fed.chem.amiens@wanadoo.fr

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BULLETIN D’ADHESION

 

JE ME SYNDIQUE A LA CGT

 

 

                                   NOM :……………………………. PRENOM : ……………………   GRADE : ……………….

                                   ETABLISSEMENT : ……………………………………

                                                                                                                 SIGNATURE

                                                 

                              A remettre à un militant CGT ou par pli de service au Secteur CGT cheminots d’AMIENS  - 38 rue Paul Tellier – CRT AMIENS



 

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