110 licenciements envisagés à l'entreprise Bréalu
On attendait ces derniers jours un plan social concernant entre 80 et 90 salariés, sur les 293 de l'usine, à la fonderie d'aluminium Bréalu, à Vaux, près de Montluçon.
En fait, 110 emplois seront menacés chez cet équipementier automobile, comme le prévoyait d'ailleurs l'autorisation du tribunal de commerce. Avec quelques semaines de retard, la procédure débutera, cet après-midi, à 15 heures, lors de la réunion extraordinaire du comité d'entreprise.
Rappelons que le lundi 9 février dernier, le tribunal de commerce de Montluçon avait autorisé la fonderie d'aluminium Bréalu à effectuer 110 licenciements. La séance du CE de cet après-midi sera notamment consacrée, comme le prévoit la loi, à l'examen « du projet de restructuration de la société Bréalu et ses conséquences sur l'emploi ».
La désignation du cabinet Secafi « pour assister le comité d'entreprise dans l'examen du projet de licenciement collectif pour motif économique soumis à son approbation » figure également à l'ordre du jour. Tout comme l'examen « du plan de sauvegarde de l'emploi et la fixation des critères d'ordre des licenciements ».
Les responsables syndicaux Force ouvrière déplorent l'annonce de ce plan social, « pratiquement fin juillet, à une période de l'année où la plupart des administrations sont fermées ». Et, avec les congés et les fermetures pour chômage, l'usine devait être fermée trois semaines en juillet et quatre en août?
118 salariés avaient déjà été licenciés, fin décembre 2007, suite à la reprise de la fonderie par le groupe Bioméca.
Sur les quatre premiers mois de 2009, le chiffre d'affaires de ce sous-traitant du secteur automobile a accusé une baisse de 72 %. À la mi-juin, les deux tiers des salariés étaient au chômage partiel, certains même depuis octobre.