Les licenciements continuent de plus belle en France!!!

Aujourd'hui, c'est les élections européennes je me permet de faire une parenthèse sur les licenciements made in France, lisez ces articles, c'est scandaleux...
Pour info ,lisez ci dessous ce que le patron disait...hier...
06.06.09 | 04:15 | L'Express/L'Impartial
HORLOGERIE
«De source syndicale, on évoque ces jours-ci une fourchette de 80 à 120 suppressions de postes».
Après le séisme annoncé chez Franck Muller Vaud et Genève, l'entrefilet sur Zenith diffusé par le journaliste horloger français Grégory Pons sur son site businessmontres.com (sous la rubrique «Le marché aux infos du jeudi») a fait l'effet d'une réplique, dans l'entreprise intéressée en tout cas.
Info ou intox? Zenith affiche un «no comment» souverain. «Nous n'avons pas de commentaires à faire sur des rumeurs», nous répond l'attachée de presse de la marque. Contacté directement, le nouveau patron de l'entreprise du groupe LVMH, Jean-Frédéric Dufour, est un peu plus disert, bien que sur le fond il s'en tienne à la ligne officielle.
«Ce qui me dérange, c'est de devoir réagir à une phrase polémique lâchée de manière aussi light sur un sujet aussi sensible», commence par dire le CEO. Entré en fonction début juin, soit mardi, comment aurait-il pu prendre en moins d'une semaine la mesure du navire Zenith - 250 emplois - dans un contexte non seulement horloger mais mondial et planifier une telle mesure de restructuration? Ce n'est pas crédible, estime-t-il. «Il ne se passera rien pendant les prochains mois», rassure-t-il enfin.
Du côté du syndicat Unia, qui a déjà négocié avec Zenith lors du licenciement de 24 personnes à fin janvier, on se veut très discret. «Contrairement à d'autres, nous avons ici affaire à des gens responsables et nous ne voulons pas diminuer nos chances de limiter la casse éventuelle», dit le secrétaire régional d'Unia Neuchâtel Eric Thévenaz, faisant allusion au groupe Franck Muller dont il qualifie les méthodes de «cow-boy». Il précise encore que la source syndicale citée sur internet n'est en tout cas pas Unia. Même son de cloche neutre au service de l'emploi dirigé par Sylvain Babey, qui ne communique que sur demande des entreprises. Au Locle, le conseiller communal en charge de l'économie Charles Häsler n'est pas au courant d'éventuelles nouvelles suppressions de postes chez Zenith. Mais l'entreprise, dit-on, n'a pas l'habitude de communiquer avec la Ville.
Alors, de l'intox, la nouvelle du marché du jeudi? Non, si l'on en croit une source généralement bien informée, qui souhaite garder l'anonymat. Mais l'info est à relativiser. Ce ne serait pas 80 à 120 emplois menacés chez Zenith, mais une soixantaine, et pas tout de suite. Comme pour relativiser encore, même si la remarque n'a rien d'encourageant, notre interlocuteur note qu'«on est dans une situation vraiment très mauvaise» qui touche beaucoup d'entreprises horlogères dans la région. Ce qu'il craint, c'est que le paquet de licenciements prononcés par Franck Müller ne donne le courage à d'autres horlogers de faire de même.
Il y a pourtant une chose sur laquelle tout le monde s'accorde: dans la branche (comme dans d'autres), on navigue vraiment à vue, sans aucune visibilité.
Il y aura sans doute encore de la casse après l'été et pas que chez Zenith. /RON
ROBERT NUSSBAUM