Chomage partiel, chomage partout...
Un peu d'actualité pour montrer à la Pompadour et à la pompe à sous que tout va très bien dans le pays des bleus de chauffe
les entreprises locales touchées par la crise restent tendues. Au mieux, la reprise dans le secteur automobile se fait légèrement sentir, à condition de répondre au créneau des petites cylindrées économiques, ce qui ne concerne pas tous les équipementiers, loin de là. Pour les autres, c'est le statu quo, et le chômage partiel reste à peu près au même niveau que le mois dernieræ
Aisan Industry France. L'équipementier automobile neversois (187 salariés) ne voit pas venir la reprise.
« Toujours la même situation », comparé à fin mars, « pas de reprise à l'horizon » et 50 % de chômage partiel jusqu'à fin juillet annonce Franco Orsi, directeur général. Explication : « On travaille pour des véhicules utilitaires, du milieu et du haut de gamme qui sont tous impactés par la crise. Ce n'est pas ce qui se vend mieux aujourd'hui. »
Parmi les clients d'Aisan, plusieurs projets ont revu leurs commandes à la baisse, « une grosse perte de volume », jusqu'à 80 % en dessous des prévisions. De quoi réduire la visibilité, qui ne va plus au-delà d'un mois. Pour ne rien arranger, le marché envisagé avec un réservoiriste russe n'a pas démarré.
Pour rebondir, l'entreprise tente de gagner de nouveaux marchés et vient de pénétrer celui des petites cylindrées en décrochant un contrat avec PSA, pour une nouvelle série prévue en 2012. Un nouveau projet « conséquent » qui concerne le module jauge-pompe (ensemble d'aspiration), sur lequel travaille déjà l'équipe développement. Mais côté production, il faudra attendre 2012æ et tenir bon jusque là. En tentant d'éviter un plan social. « On fait tout pour passer la crise » assure Franco Orsi.
ATB Selni. Pas de chômage partiel mais pas de signe de reprise non plus, et toujours des suppressions d'emploi envisagées, telle est la situation chez ATB Selni. La même qu'il y a un mois, à l'époque où le tribunal de commerce avait prolongé une période d'observation jusqu'au 15 juillet. Le plan de suppressions menace une quarantaine des 213 emplois de l'entreprise neversoise, dont 18 en production. Pour l'heure, la courbe des commandes n'est pas remontéeæ
Trap's. L'atelier protégé (160 salariés à Nevers et Cosne-sur-Loire) reste fragile mais les neuf licenciements prévus dans le cadre d'un plan social sont pour l'heure « en suspens » précise Eric Darmagnac, directeur, qui évoque des négociations pour obtenir de nouvelles aides. Côté conjoncture, « certains secteurs vont un peu mieux, on sent une petite reprise dans l'automobile, mais d'autres restent bien calmes. On peine ». Pour faire face, l'entreprise ajuste « au jour le jour » son effectif à la production : « La semaine dernière, personne n'a été mis au chômage partiel. Cette semaine, il y en a un peu. » En moyenne, « une semaine et demi par mois » depuis le début de l'année. Eric Darmagnac espère juste que la reprise va se confirmer. 30 % de l'effectif, à Nevers, travaille pour la sous-traitance automobile.
Fiat Powertrain Technologies. L'équipementier automobile reste au ralenti à Bourbon-Lancy (1.600 salariés) et Garchizy (160 salariés), à raison de quelques jours de travail par mois. Pas de reprise constatée sur le poids-lourd et probablement encore une seule semaine travaillée en juin, à confirmer lors d'un CE le 19 mai prochain. Le chômage partiel y est toujours rémunéré à hauteur de 60 % du salaire de base.
Juste un truc à rajouter, c'est encore des entreprises américaines... j'ai juste l'impression de radoter mais bon je pense que c'est un truc à creuser