Le front de Gauche tambour battant...
Jacky Hénin est sur tout les fronts, il sillonne toute la circonscription, se fait entendre, même les médias picard commence à s'intéresser à nous, incroyable non!!!
maintenant nous devons réaliser le meilleur des scores possibles, je signale à tout le monde que les socialistes sont dans une non campagne... Au moins à Amiens.
Ah si ils distribuent quelques tracts...
Par contre les débats... euh comment dire... bah rien comme eux...En même temps on peut comprendre, vu comment ils ont leur national tout englué...
Le traité de Lisbonne dans le viseur de Jacky Hénin et du Front de gauche
Le député européen sortant PC, tête de la liste du Front de gauche, est passé par Roubaix, hier matin. L'occasion de présenter le programme résolument antilibéral de ce rassemblement tripartite, composé aussi du Parti de gauche (Mélenchon) et de la Gauche unitaire, les dissidents du NPA.
L'ancien maire de Calais était d'ailleurs accompagné de sa « camarade » Michèle Demessine, mais aussi de deux colistiers représentant le PG, Laurence Sauvage, venue du Pas-de-Calais, et le Lillois Laurent Matejko, ainsi que de la deuxième de sa liste, Michelle Ernis, conseillère municipale de Saint-Etienne-du-Rouvray.
Cette ancienne de la LCR, qui y a milité et a exercé des responsabilités en son sein pendant plus de trente ans, a redit pourquoi elle avait, avec d'autres, claqué la porte du parti de Besancenot. « Vu la situation politique et sociale, il y a un moment où la question du débouché politique se pose ». Et ce débouché, contrairement au plus célèbre des facteurs de France, elle ne le concevait pas autrement qu'en union avec les autres forces de la gauche de la gauche, soudée dans la liesse le soir du 8 mars au Zénith de Paris sous la bannière du Front de gauche.
Dans la circonscription nord-ouest, vu l'implantation du parti communiste et la jeunesse de ses soeurs de combat, il a paru naturel et légitime que ce soit Jacky Hénin qui emmène la liste. Et au soir du 7 juin, qu'en sera-t-il de ce Front de gauche ? « On fait un bout de chemin ensemble , répond le parlementaire sortant. Il y entre nous de petites divergences, qui ne sont pas insurmontables, mais le socle qui nous rassemble est fort, il repose sur la rupture avec la loi du profit ». Et bien sûr l'abrogation du traité de Lisbonne. « Sarkozy a beau jeu de réclamer une Europe plus sociale, c'est quand même lui qui est le père de ce traité, qui a montré son incapacité à gérer la crise. Quant aux socialistes, ils sont bien embarrassés vu leur désunion sur le sujet... »
Abroger, « et relancer un grand débat européen où tout le peuple participe » instaurer un SMIG européen, équivalent à 60 % du salaire moyen de chaque pays interdire les licenciements des entreprises qui font du profit... Si le programme est ambitieux, l'espoir est plus modeste. Quoique... « Alors, c'est sûr, on va pas faire 25 %. Cela dit, ça prend doucement, on voit des socialistes dire qu'ils voteront pour nous, des des Verts aussi, déboussolés par la mutation libérale de Cohn-Bendit ». Et puis, il peut y avoir des surprises. « Rappelez-vous, en 2005, le "non" était donné perdant... ».
Merci la voix du Nord, d'avoir compris le sens et le poids de ces élections... et d'accorder à tous le temps de parole prévu.
