Jacky Hénin et le front de gauche dans la presse!!!
Européennes : halte avec le Parti de gauche, « dans le projet commun » du Front de gauche

Allié avec le PCF et des représentants du NPA, le Front de gauche joue les trublions dans la campagne pour les élections européennes. Rencontre avec deux de ses candidats, Laurence Sauvage et Laurent Matejko, mercredi soir, à Bouchain
En choeur, ils préviennent : « On ne se trompe pas d'adversaires : l'abstention et la droite ». Sûr, les deux électrons du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon au sein de la liste Front de gauche du grand nord ouest, ne se privent pas de taper sur les troupes en campagne du président de la République. « Nicolas Sarkozy, c'est le grand enfumage. » Et de citer au moins un exemple d'une mesure à l'échelle européenne dont le chef de l'État se garderait bien de publicité. « La privatisation de La Poste. Une dizaine de pays ont obtenu sur le sujet un délai jusqu'en 2013. Chez nous, c'est écrit, la France appliquera la directive au 1er janvier 2011. » Mais c'est surtout après « le père du traité de Lisbonne » qu'ils en ont. Pour eux, « une reprise quasi intégrale du traité constitutionnel européen », dénoncé en son temps par leur chef de file, ainsi que par un autre cacique socialiste nordiste qui a claqué la porte du PS en même temps que lui pour fonder ce nouveau parti. « À gauche de la gauche, mais pas à l'extrême. » Marc Dolez, le député de la 17e circonscription. « Il n'y a rien d'allégé là-dedans. Giscard d'Estaing a dit lui-même qu'il reconnaissait le traité constitutionnel dans cette nouvelle mouture ! »
Un sujet qui les inspire, ce traité constitutionnel. Rejeté par les électeurs français, par référendum, le 29 mai 2005, les deux colistiers trouvent « fâcheux qu'une grande partie de gens qui se disent de gauche a ratifié le nouveau traité à Versailles . » Prétexte pour eux d'enfourcher un autre cheval de bataille : en donner pour leurs grades à leurs anciens camarades de la rue de Solférino. « On ne fait pas une politique avec des alliances et des sondages », Claire allusion aux tentations centristes qui pourraient un jour éclore sur l'échiquier politique. Ou encore : « En bafouant le vote du non, le PS a du mouron à se faire. On l'entend faire campagne contre Baroso, mais c'est oublier qu'ils ont cogéré le parlement européen en votant 97 % des résolutions avec le Parti populaire européen (d'obédience centre-droite, NDLR) ».
Du coup, ils se sentent comme poisson dans l'eau au sein de ce Front de gauche, en compagnie du PCF - la liste est emmenée par Jacky Hénin, député sortant - et de dissidents (déjà !) du NPA, le parti de Besancenot, « C'est un projet commun, pas un programme électoral. Une alliance durable avec une ambition importante pour changer le pouvoir en place. » Avec ce gros ressenti sur un terrain qu'ils labourent au quotidien : « Les gens ont les yeux qui brillent ». Encore : ni dans le ventre mou de la gauche (le PS), ni dans le côté obscur des extrêmes. « Le Front de gauche, c'est la seule solution alternative ». •
LAURENT BREYE
Voilà de l'article finement politque, on lis pas cela sur Amiens