Les salariés d'heuliez retiennent leur souffle

voilà une entreprise qui a reçu ou va recevoir des fonds publics régionaux (ségo s'excuse de ne pouvoir faire plus, la gironde aussi) et un peu d'aide de l'Etat (mais moins que Natixis, faut pas déconner tout de même), mais le tout reste loin du compte... Ce qui m'étonne le plus c'est que cette entreprise soit resté à l'écart de la rencontre des poids lourds de l'automobile et de valéo alors qu'ils ont dans leurs cartons un projet de voiture électrique très avancé:
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L'entreprise, en redressement judiciaire, a besoin de financement pour lancer son projet de véhicule électrique, qui constitue son dernier espoir de survie.
Des salariés d'Heuliez, le 14 avril 2009, à Niort. (Alain Jocard / AFP)
- C'était prévu pour la mi-mai. L'annonce d'un plan social chez l'équipementier automobile en difficulté Heuliez à Cerizay (Deux-Sèvres) a été repoussée à début juin. L'administrateur a expliqué aux syndicats que «le scénario n'étant pas défini, les possibles repreneurs pas sûrs et avec quelles solutions, il existait trop d'inconnues pour faire aujourd'hui un plan social», a déclaré Emile Bregeon, délégué CFDT. «Il souhaite posséder plus d'éléments concrets», ajoute-t-il.
Fin avril, la CFDT avait indiqué que l'administrateur judiciaire, Me Régis Valliot, annoncerait vers le 15 mai un plan social prévoyant la suppression de 292 emplois sur un millier.
L'entreprise, en redressement judiciaire, a un besoin urgent de trouver 45 millions d'euros et des partenaires financiers et industriels stables pour lancer son projet de véhicule électrique qui constitue son dernier espoir de survie.
Le report de l'annonce du plan social «n'est ni vraiment une bonne ou mauvaise nouvelle. Tous les scénarios sont possibles et le nombre de salariés dans le plan social peut même évoluer. Pour nous, il va de zéro à mille», ajoute M. Bregeon. Cependant, selon lui, «ce délai laisse du temps pour intervenir auprès des différents ministres afin de sauver Heuliez dans sa globalité et pour mettre en route la formation pour les salariés impliqués dans le plan, si celui est appliqué».
Les syndicalistes ont demandé à être reçus par Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'Industrie.
Encore de l'argent filé sans contre partie, autre chose que je ne comprends pas, le carnet de commande est plein, alors que ce passe t-il?