La gauche lutte en Picardie PCF en tête!
AMIENS
La gauche se mobilise pour l'emploi
Face a la suppression annoncée de 1 000 postes chez Goodyear, un comité de liaison de la gauche d'Amiens
pour la défense de l'emploi a vu le jour. Avec une initiative : l'envoi de cartes postales aux actionnaires.
Le comité de liaison réunit le Parti socialiste, le Parti communiste. Les Verts, les chevénementistes et les radicaux.
ne action de l'ordre du symbole.Face à la menace deplus en plus précise d'une suppression de 1 000 posteschez Goodyear sur son sitede la zone industrielle nord,la gauche amiénoise va distribuer
des cartes postales.
«Il s'agit d'envoyer ces cartes, en français et en anglais, pré-affranchies et pré-adressées aux actionnaires de la multinationale,mais aussi aux députés », précise Francis Lec, pour le parti socialiste.
"les
Amiénois pourront de cette manière rappeler que ces salariés ontdepuis près de 30 ans contribué à la
richesse du groupe. » Ces
cartes postales, en cours de réalisation et sur lesquelles figurera
un portrait d'ouvrier, sont la première initiative du comité de liaison dela gauche d'Amiens pour la défense
de l'emploi. Une structure créée faceà
«l'urgence de la situation» et qui réunit le parti socialiste, le mouvement
républicain et citoyen (MRC), les Verts, le parti communiste (PCF)et le parti radical de gauche (PRC)
pour
«dénoncer et s'opposer à ce désastre annoncé ».
«Victimes du jeude la rentabilité financière »
La direction du groupe a annoncé en mars qu'elle allait présenter un nouveau plan social, plus important encore que celui qui avait été annoncé en mai 2008, et qui prévoyait déjà 402 suppressions d'emplois. Le comité de liaison de la gauche y voit» un
véritable travail de sape imaginé depuis de nombreux mois ».
«
La crise a bon dos, dénonce Laurent Beuvain, pour la section locale du PCF, (les politiques d'entreprises basées sur le tout financier et la rentabilité jettent à la rue des centaines de milliers de salariés. Demain, les Goodyear vont être les premières victimes de ce jeu de la rentabilité financière à tout prix.» «Alors qu'ils ont déjà beaucoup payé au productivisme avec des accidents du travail nombreux », remarque Bernard Delemotte pour les Verts. « Ces plans sociaux sont le résultat de choix d'entreprise incohérents», renchérit Guillaume Bonnet,pour le PRG.
Le comité de liaison de la gauche, qui s'est déjà réuni trois fois en un mois, entend se battre aux côtés des salariés en lutte et des organisationssyndicales.
«Il existe un arsenal juridique contenu dans la loi de modernisation sociale de 2002 qui n'est pas toujours bien utilisé», insiste de son côté Bernard Delemotte. Pour Laurent Beuvain, la priorité est de «stopper tous les plans de licenciements. Il faut donner des droits nouveaux permettant partout aux salariés, aux syndicats, aux élus, aux populations des bassins d'emploi concernés, de proposer des solutions alternatives».
Le comité de liaison appelle enfin « l'État à assumer son rôle et à intervenir concrètement pour que len site et l'emploi soient préservés ».
ESTELLE THIÉBAULT
Voilà la lisibilité du parti communiste, est je rappelle que le 28 mai un projet de loi communiste visant à interdire les licenciements économiques va être présenté à l'assemblée nationale.
On est donc force de proposition et de mobilisation, n'en déplaise à certains médias qui font ressurgir un spectre mort depuis des lustres, le PCF a toujours été dans le camps des travailleurs...