jacky hénin dans la presse

Publié le par pcf1920

voici un relevé d'article publié dans le nouvel observateur publié en 2004  pour ceux qui ne connaisse pas encore notre candidat c'est le moment ou jamais, effectivement depuis des choses ont changés mais l'homme reste plus qu'à la hauteur des enjeux européens.





  



 

 

Communiste et sans complexes

 

 


 

C'est dans l'adversité qu'on reconnaît les vaillants. Jacky Hénin, 43 ans, ex-trois-quarts centre de rugby devenu talonneur par abus de bonne chère, est entré dans le pack communiste quand celui-ci reculait sous la poussée de l'histoire. C'était en avril 2000, Hénin devenait maire de Calais, remplaçant un camarade sexagénaire. Un inconnu prenait une des dernières grandes villes communistes: ça sentait la fin, on glosait déjà sur le bastion qui tomberait. Le bastion a tenu. On a vu Hénin applaudir les gamins du foot, finalistes de la Coupe de France, puis soutenir les «petits LU» licenciés par Danone. Calais s'est découvert un maire jeune et pugnace. Et le PC, dépecé par les loups de l'extrême-gauche, a regardé l'ascension de ce bon dur aux traits réjouis: un communiste debout, jeune, et sans complexes. Cela existait donc?
A l'automne 2003, «les camarades» ont demandé à Hénin de mener la liste du Nord-Ouest aux européennes. Il y est allé. «A ce moment-là, quand Bocquet a accepté d'aller aux régionales et moi aux européennes, on ne jouait pas gagnant.» Puis le vent a tourné. Les communistes vivent encore. Il est l'un d'eux. Pratiquant l'union de la gauche, mais méfiant envers «la social-démocratie», détestant les trotskistes «qui ne sont là que pour nous faire perdre». Fils d'un ouvrier qui faisait des heures sup pour lui payer ses études. Diplômé de la fac, le premier de sa famille. Puis militant et permanent. Il a bossé toute sa vie pour le Parti, excepté quatre années passées à faire le petit commerçant: gérant d'une supérette assiégée par les hypers. «Je me nourrissais de yaourts périmés et je ne me versais pas mon salaire. Ce que souffrent les commerçants, je peux en parler!» France des petits contre les gros. Des comme lui, la machine communiste en produisait par dizaines, jadis, quand le PCF structurait la classe ouvrière. Hénin né tard dans un monde abîmé. Il se bat. Dans cette campagne, il milite pour un smic européen. Il raconte un voyage en Roumanie, dans une ville jumelée avec Calais: «Une usine ultramoderne, 30 000 femmes au boulot, les machines au top. Ils m'ont offert une chemise. Je suis rentré chez moi, les copains me disaient, ils se sont pas foutus de toi.» La chemise, c'était une Hugo Boss. «Ils la vendent 100 euros. En un mois, leurs ouvrières peuvent se payer une manche! Si on ne met pas des normes sociales, aucun emploi ne tiendra chez nous.»
Ainsi parle un communiste d'en bas. Il défend l'honneur de sa région, ces gens du Nord qui souffrent. Les Parisiens du PC l'exaspèrent: leurs états d'âme, leur poids dans l'appareil, leurs complaisances envers les gauchistes. «Moi, j'étais en désaccord avec Robert Hue, mais j'ai fait sa campagne.» Il peste contre la présence en numéro deux sur la liste de l'Ile-de-France, menée par Francis Wurtz, d'une militante associative opposéeà l'interdiction du voile islamique à l'école. Il promet des débats internes après les échéances électorales. Pour rendre le Parti aux siens


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