les propositions agricoles du PCF

Publié le par pcf1920

Agriculture-pêche : souveraineté et sécurité alimentaire - rémunération du travail paysan

            

Le développement agricole et alimentaire dont le monde a aujourd’hui besoin, implique que les paysans puissent vivre de leur travail dans le cadre d’une agriculture socialement équitable, économiquement viable et respectueuse de l’environnement.

Pour cela l’agriculture doit être libérée du carcan de l’OMC.

- A l’opposé des réformes négatives de la PAC, une politique de prix rémunérateurs doit être pratiquée ;
- à l’opposé d’une mise en concurrence entre eux des producteurs d’Europe et du Monde, une telle politique passe notamment par une ambition européenne nouvelle et équitable, visant un développement solidaire au sein de l’Europe et favorisant la relocalisation des productions au plus près des bassins de consommation, ainsi que des coopérations entre grandes Régions du Monde.

La souveraineté alimentaire doit être la base à laquelle est adossée toute négociation internationale. Il faut prohiber le dumping sur les prix agricoles dans les échanges internationaux, privilégier les échanges sur la base d’un commerce issus d’accords de coopération.

- A ces fins le crédit et le système bancaire doivent être mobilisés.
- Un rapport transparent doit exister entre le prix d’achat d’un produit à son producteur et son prix de vente dans la distribution ;
- la stratégie dite des « marges arrières » menée par la grande distribution et visant à tirer les prix à la production vers le niveau le plus bas par un chantage à la commercialisation des produits, doit être supprimée.
- Les objectifs d’une agriculture sûre et de qualité, productive et non productiviste, rémunératrice du travail, diversifiée, respectueuse des hommes et de l’environnement, doivent s’accompagner des moyens spécifiques permettant le renouvellement des générations en agriculture et l’installation de jeunes dans les exploitations à taille humaine, réparties sur l’ensemble du territoire.

A l’image des ambitions de développement que nous fixons à notre agriculture, notre pêche doit être soutenue comme une activité vitale qui, pour vivre durablement, a besoin de s’émanciper des concurrences exacerbées qui l’assaillent en mettant à mal l’emploi et la préservation de la ressource

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Publié dans Politique nationale

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